Date
Format hybride
Montréal QC, H2L 2C5 CA
Conférencier·ère(s)
Organisateur(s)
Documenter et interpréter les mobilisations étudiantes: voix étudiantes, histoire par en bas et croisement des sources
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Description de l’atelier
Cet atelier méthodologique a pour objet de documenter et interpréter les mobilisations étudiantes sous un angle historique à partir du cas des mobilisations en Californie entre 1950 et 1990. Cette période est particulièrement riche en mobilisations du Free speech movement au Summer of love, en passant par les manifestations contre la guerre du Vietnam, les interventions américaines en Amérique latine ou l’apartheid en Afrique du Sud. Il vise à découvrir et analyser les sources liées aux mobilisations étudiantes, à commencer par celles élaborées par étudiantes et étudiants, à les évaluer critiquement et à confronter les différentes approches historiques sur lesquelles s’appuyer pour leur interprétation. L’atelier inclura des cas concrets d’analyse de sources.
Dans un premier temps, l’accent sera mis sur le rôle des archives en dressant un inventaire des types d’archives – écrites et orales – disponibles (archives universitaires, des associations étudiantes et des mouvements sociaux plus largement, de personnalités ou de journaux…) en invitant à un regard critique sur l’historique de ces collections permettant d’évaluer leur apport, mais aussi leurs limites : quand et par qui ont-elles constituées ? Où ont-elles été déposées ? Quelles sélections ont pu être faites ? L’on s’intéressera aussi aux outils de mobilisation employés (flyers, posters, publicités…) et ce qu’ils révèlent de la nature de ces mobilisations et du contexte culturel et artistique de l’époque, invitant à considérer comment ceux-ci sont partie prenante d’une culture étudiante. Une attention sera apportée à l’articulation entre medium écrit et visuel, à commencer par la photographie, ainsi qu’à la place des archives orales. De manière complémentaire, l’on s’intéressera à la presse, en particulier la presse étudiante mais aussi la presse underground qui fleurit à l’époque, pour mettre en lumière les enjeux de médiatisation de ces mobilisations.
À partir de là, l’on se demandera en quoi les sources élaborées par étudiantes et étudiants sont susceptibles de nourrir une histoire par en bas, révélant les catalyseurs et messages suscitant la mobilisation, les stratégies politiques et médiatiques mises en place, ainsi que les temporalités et spatialités propres au monde étudiant (calendrier universitaire, territorialité des campus) et les mécanismes de reproduction d’actions militantes. L’on réfléchira aussi aux limites d’une telle approche (biais possibles, silences et absences) et aux perspectives offertes par une confrontation avec les autres sources. De manière corollaire, l’on examinera comment les sources issues des milieux étudiants peuvent aussi apporter un éclairage sur d’autres types d’activisme, permettant ainsi d’éclairer les interactions entre les mobilisations étudiantes et autres mouvements sociaux, ainsi que le rôle historique de l’activisme étudiant dans les dynamiques de contestation plus larges.
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Et ne manquez pas la conférence d’Agnès Desmazières le 16 septembre 2026: elle présentera une partie des recherches effectuées à partir de la méthodologie présentée ici!


