Appels à communication

La démocratie contre la démocratie ? Contourner les droits religieux de l’intérieur de la démocratie

Conférence de l’International Society for the Sociology of Religion, Barcelone, du 9 au 12 Juillet 2019.

Responsable:

Dia Dabby, professeure, Département des sciences juridiques, UQAM;
David Koussens, professeur, Faculté de droit, Université de Sherbrooke.

Résumé

Depuis le début des années 2010, on assiste à une multiplication d’actions à la fois de défense et de contestation des droits religieux, tant depuis l’intérieur du système judiciaire que de l’extérieur. Ces actions concernent aussi bien la contestation des minarets ou de lieux de cultes au moyen de référendum, l’utilisation d’ordonnances locales contre le port de vêtements religieux dans des espaces publics, le lobbying religieux dans les institutions parlementaires et, enfin, la définition et la prise en charge par l’État du patrimoine religieux justifiant la présence de signes religieux dans des institutions publiques. Ces expériences transversales offrent de nombreux points communs, particulièrement concernant le contournement des droits religieux par des moyens et des processus démocratiques, ainsi que la mise en évidence de liens entre ces évènements relevant d’un micro-niveau et des macro-tendances des politiques des religions et des spiritualités.  Nul doute que de tels mécanismes contribuent à renouveler ou même redéfinir les cadres d’expression convoqués par les groupes religieux et spirituels. Ce panel a pour objectifs d’explorer, d’analyser, et d’évaluer de manière critique comment les processus démocratiques ont contourné les droits religieux au nom du « bien commun ». Des questions connexes portent également sur la manière dont des stratégies alternatives sont déployées, y compris lorsqu’elles limitent, évitent ou même détournent les lois et la jurisprudence existantes. Parmi les sujets possibles examinant la façon dont les droits religieux sont contournés par des processus démocratiques, on peut citer de manière non exhaustive le recours au lobbying, les actions en justice, le militantisme laïque et le tribunal de l’opinion publique via les médias sociaux. Les propositions émanant de différents champs disciplinaires, incluant la sociologie des religions, le droit et les études des religions, et plus largement les disciplines des sciences sociales, sont les bienvenues.

Les propositions de communications doivent être soumises directement sur le site de la SISR avant le 16 décembre 2018. Link/lien: https://www.sisr-issr.org/en/conferences/sessions 

Colloque international : Diversité, Vulnérabilité et le Politique autrement

Pour les étudiant(e)s aux cycles supérieurs et chercheur(e)s au post-doctorat seulement

 

Responsable:

Bernard Gagnon, Université du Québec à Rimouski;
Naïma Hamrouni, Université du Québec à Trois-Rivières;
Dany Rondeau, Université du Québec à Rimouski;
Françoise Paradis-Simpson, Université Laval.

 

Le colloque « Diversité, Vulnérabilité et le Politique autrement » se veut un lieu de rencontre pour réfléchir aux entrecroisements possibles entre les concepts de diversité et de vulnérabilité. Co-organisé avec le Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité et la démocratie (CRIDAQ), ainsi que l’équipe de recherche Ethos de l’Université du Québec à Rimouski, le colloque réunira des chercheur(e)s du Canada et d’ailleurs à Montréal les 9-10-11 octobre 2019. À cet effet, un appel à communication est lancé spécifiquement aux jeunes chercheur(e)s, doctorant(e)s et postdoctorant(e)s.

Argumentaire

La diversité est devenue au cours des dernières décennies un leitmotiv de la pensée libérale progressiste. Son usage conceptuel a servi à redéfinir les conceptions traditionnelles des identités collectives dans le but de mieux tenir compte du pluralisme identitaire, culturel et religieux. Dans les théories politique et sociale, la diversité fait appel à une meilleure harmonisation des différences tout en favorisant des modèles d’aménagement multiculturels ou interculturels. La diversité fait également figure de lieu commun parmi les leaders politiques et économiques qui lui attribuent une valeur positive en lien avec l’extension des valeurs de la mondialisation, du libre-échange et de l’ouverture des frontières politiques et culturelles.

Pour certains, l’usage de la vulnérabilité en théorie politique et sociale, issu des théories féministes et de la pensée critique, constitue une réponse radicale et critique vis-à-vis de la diversité. La valorisation des différences portée par la théorie libérale et les élites politiques voilerait d’autres injustices associées aux questions de genre, de race, d’identité ou de statut social. L’aménagement de la diversité suggéré par les modèles libéraux tendrait à placer les groupes sociaux sur un même plan horizontal et ainsi à cacher ou à sous-estimer les rapports de dépendance, d’exploitation ou de minorisation qui existent à l’intérieur de ces groupes ou entre eux. Pour ses défenseurs, la vulnérabilité permet de revisiter les divers enjeux soulevés par la diversité – la représentation des minorités, l’identité, les politiques migratoires – et de les recadrer à partir de nouvelles perspectives de justice sociale et d’égalité politique.

En marge de ce débat, on retrouve quelques travaux qui ont cherché des rapprochements entre les usages de la diversité et de la vulnérabilité (Fineman, Nussbaum, Mestiri, Okin). Ces deux concepts ont comme point de rencontre la complexité des relations humaines. Même si l’un insiste sur les rapports culturels ou identitaires différenciés, alors que l’autre insiste sur les rapports de dépendance entre les individus et les groupes, les liens entre les deux sont perceptibles lorsqu’on considère que la culture, la religion et le genre introduisent également des rapports de dépendance entre les individus et les groupes. Chacun des deux concepts participe à sa manière à la révision des normes établies dans la recherche d’une société plus inclusive des différences ; même si l’un semble demeurer sur le terrain de la théorie libérale et l’autre dans celui de la théorie critique.

Quels sont les entrecroisements possibles entre les concepts de diversité et de vulnérabilité? Leur usage combiné amorce-t-il les fondements d’un regard nouveau sur la pensée et les pratiques politiques et sociales ? L’objectif du colloque est, entre autres choses, de répondre à ces questions – puis de réunir des chercheur(e)s établis et émergents dont les travaux, qu’ils combinent les deux concepts ou qu’ils s’inscrivent dans l’un ou l’autre, sont propices à un dialogue entre la diversité et la vulnérabilité.

Les propositions de communication (un résumé de 300 mots et une courte notice biographique) doivent être acheminées avant le 31 janvier 2019 à l’adresse suivante : epara012@uottawa.ca. Dans le cas de l’acceptation de la proposition (au plus tard le 22 février 2019), nous vous inviterons à nous faire parvenir une première version de votre communication le 10 septembre 2019 qui serait mise en ligne un mois avant la tenue de l’événement.

Appel à communication_Diversité, Vulnérabilité et le Politique autrement

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