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Mercredi 15 avril 2026 de 09:00 à 13:00
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315 rue Ste-Catherine Est
Montréal QC, H2L 2C5 CA

Antiféminisme et extrême droite : comprendre les convergences au sein des courants réactionnaires contemporains

Mercredi 15 avril 2026 de 09:00 à 13:00 Format hybrideZoomUQAM

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Présentation
L’antiféminisme occupe aujourd’hui une place centrale dans la recomposition des droites radicales et extrêmes (Bard et al., 2025; Blee, 2018; Boehme & Isom Scott, 2020; Tebaldi & Burnett, 2025). Loin de se limiter à une réaction ponctuelle aux avancées féministes, il constitue un vecteur puissant de mobilisation et un langage commun capable d’articuler des courants politiques hétérogènes. Plusieurs travaux ont montré que l’antiféminisme et l’anti-genre forment désormais des cadres transnationaux capables de fédérer des acteurs divergents autour d’un ennemi commun (Graff & Korolczuk, 2021; Krizsán & Roggeband, 2021).

Qu’il s’exprime sous la forme du masculinisme en ligne, des campagnes anti-genre ou de l’hostilité aux droits sexuels et reproductifs, l’antiféminisme participe à la formation d’une véritable « intersection des haines » (Bard, 2019) qui relie les mouvements les plus à droite du spectre politique qu’on les nomme conservateurs, illibéraux ou extrême droite. Dans l’espace numérique, ces dynamiques s’inscrivent dans une dynamique métapolitique où la circulation d’images, de récits et de discours antiféministes contribue à la normalisation d’idées réactionnaires (Boursier, 2025; Ganesh, 2025; Norocel, 2022).

Cet atelier entend interroger la place de l’antiféminisme dans les mouvements d’extrême droite contemporains, en portant une attention particulière à ses fonctions stratégiques : outil de coalition entre acteurs idéologiquement divergents, discours d’entrée vers d’autres idéologies radicales, vecteur de légitimation politique ou encore moteur de diffusion culturelle et numérique.

L’analyse des circulations transnationales, des hybridations idéologiques et des modes de diffusion (médias, réseaux sociaux, espaces militants, institutions) sera particulièrement encouragée. Il s’agira de comprendre comment l’antiféminisme agit comme point de jonction entre différentes tendances réactionnaires (extrême droite, conservatisme, illibéralisme, libertarianisme, etc.) et quel rôle il joue dans la redéfinition des rapports de pouvoir contemporains.

L’événement vise par ailleurs un équilibre des ancrages géographiques entre la France et le Québec, et encourage explicitement les approches interdisciplinaires, à la croisée de la science politique, de la sociologie, des études féministes, des sciences de l’information et de la communication et des études culturelles, tout en restant ouvert à d’autres disciplines.


Organisations partenaires : le groupe « Conservatisme, Illibéralisme, Extrême droite » (CILEX), Chantier sur l’antiféminisme du Réseau Québécois en études féministes (RéQEF), le Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité et la démocratie (CRIDAQ) et le Chantier sur l’antiféminisme du Réseau québécois en études féministes.

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